Juste la fin du Monde : le dernier chef-d’oeuvre de Xavier Dolan

– Juste la fin du Monde –

Xavier Dolan

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Synopsis Télérama :  Louis, écrivain à succès, sent que sa fin est très proche. Le jeune homme traverse le monde en avion pour retrouver son pays natal et annoncer la terrible nouvelle à sa famille. Mais, à peine arrivé chez les siens qu’il n’a pas vus depuis douze ans, Louis sent que l’atmosphère est particulièrement électrique. Alors que sa mère tente nerveusement d’organiser une réunion familiale comme dans le passé, Antoine, son frère, se montre très agressif, tandis que Suzanne, sa soeur, semble dépassée par les événements. Seule Catherine, la discrète épouse d’Antoine, donne l’impression de comprendre Louis…

Avis : 9 / 10 : On ne peut vous le cacher, on est des fans inconditionnelles de Xavier Dolan, ce réalisateur canadien prodigue de 27 ans (coïncidence, on a le même âge !), certes un peu insupportable mais tellement talentueux. On avait tout simplement adoré Mommy, son dernier long métrage acclamé par la critique, et encore plus Laurence Anyways, une claque cinématographique monumentale. C’est donc avec une grand impatience que l’on attendait « Juste la fin du mode », JUSTE « Grand Prix » du dernier Festival de Cannes! On vous l’avoue, on a pas pu attendre sa sortie nationale, et on a foncé à une avant-première, où on a eu la chance de voir Xavier Dolan HIMSELF et Gaspard Ulliel (jalousie, hein ?!) Verdict ? Un chef d’oeuvre comme Xavier Dolan en a le secret, une brochette de grands acteurs, plus bluffants les uns que les autres  : Vincent Cassel en grand frère colérique et incompris, Marion Cotillard en belle-soeur timide et bafouillante mais qui comprend tout, Léa Seydoux en petite soeur en pleine crise d’ado, Nathalie Baye, la mère un peu loufoque, sans oublier, bien évidement Gaspard Ulliel, en fils prodigue qui vient annoncer à sa famille sa mort prochaine…Le film adapté de la pièce de théâtre de Jean-Luc Lagarce du même nom, se passe quasiment exclusivement en 8 clos, et du début à la fin on est en haleine devant cette famille qui ne sait plus vraiment comment s’aimer. C’et avec la boule au vente que l’on se retrouve dans l’intimité de ces personnes qui crient, pleurent, s’embrassent. On retrouve la même esthétique photographique que dans ses autres films : son goût pour la culture populaire, les milieux modestes emprunts de nostalgie avec des gros plans sur une vieille horloge à coucou ou sur le vernis bleu à paillettes de la mère…On retrouve la même bande-son aussi : un subtile mélange de musique populaire « oldschool » et de musique indé, on retrouve les mêmes thématiques : la famille, l’absence du père, les conflits…Mais cette fois-ci on sent que Xavier Dolan a murit, que son film est plus abouti, plus épuré aussi, il s’est vraiment concentré sur ses personnages et leurs jeux d’acteurs pour explorer les sentiments humains jusqu’au bout, jusqu’au plus profond de leur être. C’est beau, c’est grand, un Xavier Dolan en somme!

Maud

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