Captain Fantastic : un film anticonformiste, poétique et bouleversant

– Captain Fantastic –

Matt Ross

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Synopsis Télérama : Ben et sa femme détestaient la société consumériste et ont donc tout quitté pour aller vivre dans les bois. Alors que son épouse est à l’hôpital, Ben continue à enseigner à ses six enfants comment vivre en communion avec la nature. Ils les entraînent à chasser, les poussent à dépasser leurs limites physiques et leur fait l’école. Leur monde s’écroule quand leur mère, bipolaire, se suicide. Ben découvre le testament de son épouse. Il est bien décidé à ce que ses dernières volontés soient respectées. Le père de la défunte, qui menace de faire arrêter Ben si il se rend à la cérémonie, compte bien enterrer sa fille alors que la jeune femme voulait être incinérée…

Avis : 9/10 : Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu un film aussi touchant, tout en étant bien barré et anticonformiste : un combo plus que gagnant pour ce « Captain Fantastic », une fable écolo altermondialiste remplie d’humour. Viggo Mortensen y joue à merveille le rôle d’un père de famille hyper érudit et marginal qui a décidé d’élever seul ses 6 enfants au fin fond des bois, à l’écart de toute civilisation. Ils vivent presque d' »amour et d’eau fraiche » grâce à la pêche et la chasse, et quand ils ne s’entrainent pas à courir et à « survivre en pleine nature », ils lisent et se cultivent; les enfants apprennent à penser par eux-même et parlent déjà couramment 7 langues (rien que ça). Une vrai utopie néo-hippie, anti-capitaliste et anti-mondialisation bien évidement, où le Coca-Cola est qualifiée de « poison » ! Au début j’avais justement un peu peur que le film ne soit qu’une simple critique de notre monde contemporain mondialisé, mais en fait pas du tout, on se rend compte que ce mode de vie hippie et utopiste a aussi ses limites et que tout n’est pas tout blanc et tout noir dans ces 2 modes de vie diamétralement opposés. Le film est rempli d’humour avec des scènes à mourir de rire, comme quand toute la tribu se fait passer pour une famille hyper chrétienne pour éviter un contrôle de Police ou bien lorsque l’ainé, qui a flirté une soirée avec une jeune fille dans un camping lui fait une demande en mariage digne d’une tirade de Shakespeare! On pense évidement à Litlle Miss Sunshine, dans l’esprit road-trip totalement décalé. Le tout est hyper émouvant et bouleversant, on s’attache immédiatement à ces personnages loufoques et on valide à 100%  le Prix de la Mise en Scène qu’il a reçu au Festival de Cannes cette année. Sans hésiter, avec « Juste la fin du monde » de Xavier Dolan, l’un de mes gros coups de coeur cinématographiques de cette rentrée.

Maud

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